Où et Kant, le Saint dictât ?

Immanuel-KantJ’ai assisté à ma première réunion de politique participative ! Persuadé de trouver une forme d’élitisme, du genre de l’arrogance de certains politiques, toisant le citoyen posant une question avec le regard disant « moi je sais », comme on peut le discerner lors de débats télévisés, j’ai à contrario, trouvé des députés, ministres et autres politiques, humbles et réellement à l’écoute, attentifs, prenant des notes, demandant d’approfondir lorsque nécessaire (ce qui démontre un intérêt réel).

L’hypertrophie étatique a plombé l’économie pendant plusieurs décennies via un gouvernement de gauche, certes c’est un constat factuel, nonobstant je n’ai pas entendu beaucoup de critiques envers ces derniers comme j’ai pu en ouïr maintes et maintes fois dans d’autres assemblées où il était d’avantage occupé à constater les erreurs, critiquer les actions, etc. tout en ne proposant rien ou de l’utopico-populisto-démagogique ! Rien que du constructif quoi !

Partant de ce constat et au vu du bilan composé d’épilogues concrets et non de procès d’intention et autres quolibets, pertuisanes, issues de personnes souffrantes d’Alzheimer une fois le moindre pouvoir acquis, soit, l’expérience enseigne, j’ai appris …

Plus sérieusement, moi, jadis poujadiste, écœuré par ce qui me semblait une fausse démocratie, une mainmise des partis et singulièrement des politiques aux égos aussi opulents que leurs incapacités à régler nos problèmes, j’ai pu, comme tous les participants, donner mon avis et poser des questions.

– « La démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. » disait Monsieur Abraham LINCOLN

Autre fausse idée, en tant que parti libéral convaincu, j’escomptais que nous évoquerions (ce n’était pas pour me déplaire par ailleurs) uniquement l’aspect économique et bien … pendant 90% de la réunion ont été évoqués la lutte contre la pauvreté, la liberté pour les personnes et familles et comment répartir la richesse, ainsi que d’autres soucis plus « personnel » évoqués par les personnes présentes !

Sans fanatisme, sans intolérance, sans démagogie, dans l’efficacité de la simplicité … Je n’ai jamais autant entendu parler du social (qui à fortiori, idées reçues, est davantage adjacent au PS) mais de social, non d’assistanat. L’assistanat étant au social ce que la pitié est à la compassion (cela n’engage que moi !). Quoi que Monsieur Henry Ford disait aussi :

« La démocratie dont je suis partisan, c’est celle qui donne à tous les mêmes chances de réussites et ensuite à chacun selon sa capacité ».

Il faut juste ouvrir son esprit, sortir du dogmatisme quel qu’il soit ! le « Peuple » a évolué et la -vraie- démocratie -réellement- participative existe, il peut donc collaborer, contribuer concrètement ! … Pour exemple, je souhaiterais évoquer une référence Alexandre Dumas via Joseph Balsamo* – « … c’est la sédition des masses,  c’est de révolte des faible devenu fort par la masse… Il est fort (le peuple), mais il est ignorant, irritable, il pardonne vite, il lui manque l’instruction qui fait voir les événements sous la double vision de l’exemple et de l’utilité … »

Entre parenthèse, cela les syndicats l’ont bien compris et ciblent donc -sans stigmatisation- une certaine frange de la société ! Cette dernière doit donc se réveiller et prendre son destin en main !

Certes, la vraie démocratie dans un sens littéral, est impossible. En effet, dans une démocratie moderne, c’est la majorité qui impose à la minorité. Il existe donc une partie de la nation qui est contrainte par l’autre, alors que la démocratie étymologiquement parlant, ne serait possible que si tout le monde avait le même avis. On ne peut pas taxer Emmanuel Kant de naïf, pourtant dans son essai « La projet de paix perpétuelle » ** il évoque des idées qui si elles ne sont que difficilement applicables, ne manquent pas de sens et surtout d’arguments. (Hormis l’ironie …)

Néanmoins, croyez-le ou pas, lors de cette fameuse réunion, la démocratie était bien présente.

J’aimerais citer un extrait que je n’aurais pas l’outrecuidance de commenter, il se suffit à lui-même. À chacun de se faire sa propre opinion. Voici (il faut faire abstraction du ton ironique pour ceux qui le décèlerait, les parenthèses c’est moi) :

« Un politique (syndicat, etc. idéalement) pratique, a coutume de témoigner au faiseur de théories, autant de dédain qu’il a de complaisance pour lui-même. À ses yeux, le théoricien (« dogmatologue ») n’est qu’un pédant d’école, dont les idées creuses ne sont jamais d’aucun secours à l’État auquel il faut des principes déduits de l’expérience le théoricien n’est donc qu’un joueur insignifiant … »

La suite est vraiment étonnante et doit être parcourue dans son ensemble n’étant pas très long. S’il est difficile d’appliquer ce raisonnement sur le plan international, certains à l’instar des syndicats, démontrent que c’est plausible à plus petite échelle. En effet, lorsqu’un syndicat sur plusieurs, décide de faire grève parfois même contre l’avis d’une partie de ses propres sympathisants, est-ce démocratique ? En conséquence, est-il démocratique qu’une minorité place la majorité dans l’embarras ? Embarras, doux euphémisme pour certains travailleurs indépendants, professions libérales et autres ouvriers/employés non rémunérés ! ? Sans évoquer le fait que ces journées de grève représentent un coût énorme, toute proportion gardée. Et puis je ne peux m’empêcher de repenser au dogmatisme syndicaliste quand je relis dans le Trends, l’article de Monsieur Gobelet, frère du syndicaliste ! À lire absolument !

Alors je dis aux râleurs professionnels (que je fus), venez donner votre opinion, débattre, fournir des idées, des pistes, etc. ! Ce sera plus constructif parce que : Primum verbum est democratiae, et factum est !

Belle journée à toutes et tous.

*Joseph Balsamo à propos du peuple et lors d’une assemblée franc-maçonnique, alors que Rousseau vient de refuser le rite d’intégration et que Marat vient d’être remis à sa place par Joseph Balsamo le Grand Maître des loges.

Joseph Balsamo d’Alexandre Dumas tome 3, chapitre 12, première partie de « mémoire d’un médecin ».

**Titres faisant ironiquement référence à une enseigne de taverne, extrait de la préface.

 

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