Mon aventure avec Simone, non pas de Beauvoir, de Roquefort, j’ai honte je l’avoue …

J’ai longuement hésité à relater ce qui m’arriva ce jour-là … On ne fuit pas son destin.

Sans doute est-ce également une façon d’exorciser la culpabilité de l’acte non manqué.

Il me souvient, tout se déroula il y a quelques jours ; le soleil dardait ses rayons à son zénith ;

Des effluves florales diverses s’élevaient jusqu’à mon appendice nasal de proportion ;

Une belle lumière de fin d’été, celle-là même qui inonde les côtes normandes attirant comme d’aucuns le sait moult des plus grands peintres depuis le 18 ème siècle, inondait tout objet alentour.

De fait tout était propice à ce qui allait suivre …

Alors que je passais –non point par hasard je ne le nierai guère- devant sa vitrine, elle m’interpella silencieusement, malicieusement, délicieusement …

Comment la décrire afin de faire saisir afin d’éviter les jugements ô combien trop hâtifs de mes contemporains ! ?

Alléguer l’apparence de sa peau hâlée, douce et sucrée les courbes et rondeurs du haut, le galbe presque parfait du bas, promesses et prémisses de grands moments de plaisir, unilatéraux certes, mais qu’importe !

Qu’importe, peu me chaut après tout, une fois atteint le point de non-retour, quand le réflexe animal, ancestral prend le dessus sur la raison, il ne reste qu’à suivre les élans du corps, peu importe les conséquences …

Que fais-je ? Tant pis je l’embarque, « en voiture Simone » exhortais-je.

Nonobstant à peine avons-nous franchi le seuil de la portière que mon estomac s’insurge :

-« Alors tu la bouffes cette pâtisserie parce que « Simone » ou « éclair au chocolat » m’en vais t’donner des douleurs, drôle

q’t’ es ! »

Il faut ici préciser que mon estomac ce troisième cerveau s’est mis en tête de ne pouvoir digérer sans « sa note de sucré » sic.

Soit la première bouchée fût comme toute première fois, indéfinissable, mélange croustillant caramélisé (la luxure poussée à son paroxysme), le tout sur fond biscuités et soutenant une demie pomme en tranches et caramélisée de même (on frôle l’immoralité, mais soit).

Moment ineffable s’il en est ! …

C’est par ailleurs ce qui me consterna que dis-je m’embufa, lorsque entamant avec volupté et délectation ma deuxième bouchée, surgit un goût –très apprécié au demeurant dans d’autres circonstances- de Roquefort® !!! ???

Nonobstant ma gourmandise et le poids des arguments du dit troisième cerveau, entravèrent mes réflexions et la dégustation se poursuivit ; non sans que mon subconscient ne me fisse parvenir des messages subliminaux que je classait sans suite ou à voir plus tard ; mon Dieu grand mal m’en prit !

Dès l’instant où je m’apprêtasse à déguster la DERNIÈRE bouchée, mon Surmoi arriva à prendre le dessus et voilà que les connexions se firent à toute berzingue ! :

Gâteau + goût Roquefort®

Goût Roquefort® = synthèse de pénicilline et de moisissures

Gâteau + (2 X) précité = le produit …

Toutefois par témérité et savoir vivre je n’éjectais promptement et poursuivis la mastication qui fût une des plus longues de ma vie tout en étant dénuée des charmes évoqués précédemment

Bon appétit.

A propos XavierHOUIN

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