
Réflexions sur le pouvoir et les politiques : entre égoïsme et sacerdoce
Avant toute chose, je tiens à préciser que je m’exprime uniquement sur des sujets qui me tiennent à cœur et pour lesquels je possède un minimum d’expertise. Encore plus important : ce sont des sujets auxquels j’ai été personnellement confronté. Je déteste les « j’ai entendu dire », « il paraît que », « le bruit court que ». Mon approche repose sur des faits concrets et vécus, pas sur de simples rumeurs.
Le pouvoir et ses motivations
Beaucoup de personnes se laissent séduire par des politiques qui s’expriment avec aisance, mais dont le discours repose sur la démagogie et le populisme. Ces politiciens – j’ai la naïveté de le penser, à défaut d’en être certain – recherchent avant tout le pouvoir pour satisfaire leur ego. Ils ne peuvent se passer de ce pouvoir et des innombrables avantages qui y sont liés.
À l’opposé, il existe une minorité de politiciens – rares, il faut le reconnaître – pour qui le pouvoir est un véritable sacerdoce. Ces individus cherchent moins la reconnaissance immédiate que l’impact à long terme. Ils s’engagent dans des actions concrètes, parfois sans attendre de retour visible pendant la durée de leur mandat. Ce sont souvent leurs successeurs qui récoltent les fruits de leur travail. Ces politiques-là sont animés par une véritable conviction, une mission qui dépasse leur personne.
La fin des clivages sociaux caricaturaux
Il est temps d’arrêter de fantasmer sur un combat entre les classes sociales, une opposition entre noblesse et prolétariat. Ce schéma appartient au passé. Aujourd’hui, les lignes sont bien plus complexes.
Lorsqu’un pouvoir reste en place pendant des décennies, on se rend compte que couper des têtes – au sens figuré, bien sûr – ne suffit pas. Cela ne change rien si les structures et les mentalités restent identiques. L’histoire nous l’a montré maintes fois, n’est-ce pas, Monsieur de Luynes ?
Des divisions internes : un défi pour la gauche et les syndicats
Revenons au présent. À gauche, combien sont capables de se remettre en question ? Même les syndicats, autrefois si unis, sont désormais divisés entre le Nord et le Sud du pays. Là encore, je ne fais qu’évoquer des faits, preuves et arguments à l’appui.
Les politiques d’emploi : entre passé et présent
Prenons les mesures des gouvernements précédents : Activa, SINE, et d’autres plans similaires. Je les connais bien pour les avoir appliqués à l’époque où j’étais employeur de plus de 40 salariés. Ces dispositifs incitaient à embaucher des chômeurs de longue durée (deux ans ou plus) en échange de deux ans d’exonération de charges sociales.
Le résultat ? Ces plans privilégiaient essentiellement les employeurs. Ils créaient une concurrence déloyale pour les candidats motivés mais non inscrits comme chômeurs. En somme, ces mesures n’étaient pas équitables.
Des mesures gagnant-gagnant : une évolution bienvenue
Contrairement à ces anciens dispositifs, les mesures du gouvernement actuel semblent plus équilibrées. Elles visent à être gagnant-gagnant, prenant en compte les besoins des employeurs tout en offrant de réelles opportunités aux travailleurs. C’est un progrès notable.
Un leadership inspirant : sincérité et transparence
Enfin, j’aimerais saluer certains membres du gouvernement actuel qui incarnent, à mes yeux, cette politique tournée vers l’action et le concret. Parmi eux, le Premier ministre Charles Michel. Il a su faire preuve de transparence, allant jusqu’à se dévoiler sur le plan émotionnel. Certains diront que c’est de la communication calculée, mais je n’y crois pas. Ce serait bien trop risqué sans une sincérité réelle.
Charles Michel me rappelle, dans une certaine mesure, John F. Kennedy lorsqu’il a publiquement assumé sa responsabilité dans l’échec de la baie des Cochons. Ce type de leadership inspire confiance, car il repose sur une combinaison rare d’humilité et de détermination.
En conclusion…
Le pouvoir, mal utilisé, peut devenir un piège d’égoïsme et d’immobilisme. Mais il peut aussi être une force motrice, lorsque ceux qui l’exercent choisissent l’action et le bien commun plutôt que les privilèges.
Belle Vie à Toutes et Tous,
Xavier
