À l’instar de Didier Bellens déclarant avec fracas (sic) :
« Ces gens-là ont besoin de la 4G, et que leur dit Bruxelles ? Fuck you… »
Cette phrase, lâchée au sujet des normes strictes imposées par la capitale pour l’implantation de la 4G, illustre bien un mélange d’arrogance et de mépris envers des préoccupations pourtant légitimes.
Pendant ce temps, l’Europe examine effectivement le dossier – non pas pour étudier les dangers potentiels sur la santé des citoyens, mais pour vérifier si les restrictions bruxelloises respectent les lois commerciales en vigueur. Une démarche purement économique, sans la moindre intention de commander de nouvelles études systémiques sur l’impact des ondes électromagnétiques, et ce malgré leur omniprésence dans nos environnements modernes. Car il ne s’agit pas seulement des GSM, mais d’une myriade d’appareils émettant des ondes.
Quant au porte-parole de Belgacom, son argumentaire est tout simplement hallucinant. Lors d’une interview, il déclarait :
« Les services d’urgence ont besoin de transmettre des diagnostics aux hôpitaux pour que les patients soient pris en charge plus rapidement et de façon plus ciblée grâce à l’envoi en masse d’informations. » (sic)
Ayant moi-même travaillé avec un service d’urgences pendant plus de deux ans, je n’ai jamais entendu une justification aussi farfelue. Une meilleure communication dans les services d’urgence, vraiment ? Il faudrait arrêter de prendre les citoyens pour des imbéciles en associant des enjeux financiers à des causes pseudo-humanitaires.
Des solutions existent pourtant. Implanter de nouvelles antennes permettrait d’assurer une couverture 4G tout en respectant une limite de 3 volts par mètre – un seuil que les experts indépendants jugent déjà insuffisant et qui est souvent dépassé à Bruxelles. Mais voilà, cette solution a un coût, et les actionnaires de Belgacom – ou Proximus – sont probablement peu enclins à sacrifier leurs dividendes pour quelque chose d’aussi trivial que la santé publique.
Ce qui choque, c’est le cynisme évident de figures comme D.B. et consorts, qui manipulent l’opinion publique en jouant sur la corde de la peur ou du progrès, mais sans jamais assumer leurs responsabilités. Car soyons honnêtes, prétendre répondre aux attentes des citoyens tout en balayant d’un revers de main leurs inquiétudes légitimes sur les effets avérés des ondes électromagnétiques est une pure hypocrisie.
Alors, faut-il encore croire en un équilibre possible entre innovation technologique et protection de la santé ? Rien n’est moins sûr si les intérêts financiers continuent de dicter les priorités. À quand une véritable étude, indépendante et systémique, pour faire la lumière sur ces enjeux cruciaux ?
Belle Vie à Toutes et Tous,
Xavier

