Le Bon (le lobbyiste), la Brute (l’Union Européenne), et la Truande (l’autre)

Un citoyen belge, Frédéric Baldan, lobbyiste professionnel accrédité auprès des institutions européennes, a déposé une plainte au pénal contre Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Les accusations portées à son encontre sont graves : elle aurait, selon le plaignant, usurpé les prérogatives des États membres durant la pandémie de Covid-19, en négociant directement par SMS un méga-contrat de vaccins avec le PDG de Pfizer. Plus inquiétant encore, ces messages auraient ensuite été effacés.

Que risque-t-elle ?
Si elle était une citoyenne lambda, elle pourrait faire l’objet de soupçons concernant :

  • Usurpation de fonctions et de titre : agir au-delà de ses compétences légales.
  • Destruction de documents publics : une atteinte grave à la transparence et à l’intégrité institutionnelle.
  • Prise illégale d’intérêts et corruption : passer outre les mécanismes de contrôle démocratiques au profit d’intérêts privés.

Les faits :
L’Union européenne a commandé pour 35 milliards d’euros près de 2 milliards de doses de vaccins, soit largement au-delà des besoins réels. Cette commande soulève des questions légitimes : est-ce une erreur monumentale, un cas flagrant de conflit d’intérêts, ou les deux ?

L’avocate Diane Protat souligne avec justesse :
« Les victimes auraient pu effectuer des choix différents si elles avaient été mises au courant des divers éléments de ce dossier. »


Elle dénonce un manque flagrant de transparence et une irresponsabilité politique criante. Ce procès dépasse de loin les simples clivages politiques ou sanitaires : il s’agit d’un enjeu fondamental de gouvernance et d’éthique publique.

Un débat bien plus large :
Moi, qui n’ai jamais été vacciné, j’ai souvent été stigmatisé comme « complotiste ». Un mot qui, aujourd’hui, semble désigner quiconque ose s’écarter de la doxa. Et pourquoi ? Parce que je posais des questions légitimes sur les excipients et les réactifs présents dans les vaccins, au-delà du principe actif lui-même.

Mais le temps a donné raison à beaucoup d’entre nous, les soi-disant complotistes. Nous n’étions pas si cons, après tout. Nous demandions des informations, pas des certitudes aveuglantes.

Au-delà des vaccins : un modèle systémique en question :
Ursula von der Leyen, pour ne pas la citer, a également signé l’accord controversé entre l’Union européenne et le Mercosur. Là aussi, il serait légitime de se demander si des SMS ont circulé avant de parvenir à cet accord.

Plus largement, il faut comprendre une chose : les politiques sont souvent coincés entre des attentes sociétales immenses et les « moyens limités » à leur disposition. Mais est-ce une excuse pour passer outre la transparence, la démocratie, et parfois même la légalité ?

Conclusion :
Je prépare actuellement un article bien documenté sur ce sujet brûlant (les vaccins) et d’autres en lien avec la gouvernance européenne. Il ne s’agit pas ici de conclure hâtivement sur les responsabilités ou les culpabilités, mais de poser des questions fondamentales :

  • Qui surveille les décideurs ?
  • Quels mécanismes empêchent les abus de pouvoir ?
  • Et surtout, comment garantir que des institutions si puissantes restent au service des citoyens, et non de leurs propres intérêts ?

Je vous invite à rester attentifs : l’histoire ne fait que commencer.

Petit exemple non-exhaustif :

Alors que le salaire mensuel moyen en Belgique en 2023 est de 3 500,00 € Brut

Salaire mensuel 2 355,68 € net. 

Celui de la présidente de lU.E. est de : 

Le salaire de base mensuel d’Ursula von der Leyen (salaire de base  d’un grade 16 échelon 3) est donc 138 % de 23 959,44 euros,  soit 33 064,03 euros bruts                                                              33 064,03 €                                     

    Indemnité journalière L’indemnité journalière (350 EUR par jour) est une somme forfaitaire couvrant le logement, les repas et les frais connexes pour chaque jour d’activité officielle au Parlement européen. Les députés doivent signer un registre de présence. Le Président et les présidents des groupes parlementaires peuvent en être exemptés. Bon exempté mais on va dire qu’elle ne travaille que la semaine, cela représente en moyenne 5 jours X 52 semaines – un mois de congés annuels = 48 X 5jours X 350,00 € = mensuellement :            7 000,00 €                             

    Frais de voyage : Vers et depuis le Parlement européen. Le Parlement européen prend en charge les frais de déplacement pour permettre aux députés de participer aux réunions du Parlement européen, telles que les séances plénières et les réunions des commissions et des groupes, qui se déroulent principalement à Bruxelles ou à Strasbourg. L’indemnité de frais généraux (4 950 euros par mois) est une somme forfaitaire destinée à couvrir les dépenses telles que la location de bureaux dans l’État  membre d’élection, l’achat de matériel informatique et de fournitures de bureaux, ou encore les abonnements de téléphone ou internet :           4 950,00 €

    Total mensuel hors éventuelles rétros commissions :                                     45 014,00 €

    En conclusion : 

    On comprendra dès lors le besoin, pour certains, d’éventuellement arrondir leurs fins de mois… Après tout, être à la tête d’une institution européenne ou occuper une fonction politique de haut niveau n’est pas toujours synonyme d’abondance matérielle (du moins, c’est ce que certains voudraient nous faire croire). Entre les attentes irréalistes de la société et les exigences toujours plus grandes de leurs responsabilités, ces figures publiques se retrouvent parfois, semble-t-il, tentées par des solutions « créatives ».

    Mais soyons réalistes : lorsqu’il est question de milliards d’euros, ce ne sont plus des « fins de mois » qu’on arrondit, mais un système entier qu’on arrange.

    Et c’est là toute la problématique. Où s’arrête l’excuse du « besoin » et où commence l’abus manifeste de pouvoir, l’enrichissement personnel ou l’allégeance à des intérêts privés ? Si, dans la sphère politique, on peut encore tolérer une certaine ambiguïté morale, ce genre de dérapages pose une question fondamentale : qui garde les gardiens ? *

    Car si arrondir les fins de mois devient un sport institutionnel, que reste-t-il de l’intérêt général ? Peut-on encore parler d’une Europe démocratique, ou glisse-t-on doucement vers une Europe oligarchique, où les citoyens ne sont que des spectateurs passifs d’un théâtre de connivences ?

    À méditer…

    * Je prépare également un article sur cette fameuse « politique » belge qui s’est fait verser des centaines de milliers d’euros par erreur. Une « erreur » qui, étrangement, est passée inaperçue pendant un long moment. Ce qui est encore plus savoureux dans cette affaire, c’est que cette personne est censée contrôler ses collègues et veiller au bon usage des fonds publics…)

    On pourrait presque en rire, si ce n’était pas si profondément révélateur de l’état de notre système. Car derrière cette « erreur » se pose une question fondamentale : comment peut-on avoir la responsabilité de surveiller les autres quand on n’est même pas capable de gérer sa propre comptabilité ?

    Et ne nous méprenons pas, cette « erreur » soulève un malaise plus grand : celui de la responsabilité et de l’exemplarité des élus. Comment les citoyens peuvent-ils encore croire en leurs institutions lorsque des sommes colossales transitent dans l’opacité la plus totale, parfois au profit direct de ceux qui sont censés en être les garants ?

    Ce cas n’est malheureusement qu’un exemple parmi d’autres. Il s’inscrit dans une tendance inquiétante où les dérives individuelles semblent de plus en plus fréquentes, comme si certains responsables politiques considéraient les deniers publics comme un simple « compte bonus » à leur disposition.

    Mais soyons optimistes (ou naïfs) : peut-être que cet article permettra de remettre sur la table des questions essentielles comme la transparence, le contrôle renforcé des fonds publics, et surtout, la nécessité de sanctions exemplaires pour les fautes graves. Car si la confiance des citoyens est perdue, la démocratie vacille.

    N.B. : J’ai géré pendant plus de 10 ans une association dédiée à accompagner des personnes en situation de handicap, à aider les SDF, les réfugiés, et bien d’autres encore. Une mission qui me tenait à cœur, à laquelle j’ai consacré mes forces, mes moyens, et même mes finances personnelles.

    Comme tout être humain, j’ai commis des erreurs. Parmi celles-ci : avoir récupéré des fonds que j’avais moi-même avancés à l’association, pensant naïvement qu’il s’agissait d’une pratique courante et acceptable dans le cadre d’une gestion associative.

    Le résultat ?
    Non seulement je suis taxé, mais l’association l’est aussi, avec en prime des amendes et des majorations qui s’ajoutent à l’addition. Ce ne sont que quelques milliers d’euros, bien loin des milliards en jeu dans certains scandales politico-financiers, mais assez pour risquer de tout faire s’effondrer : moi, personnellement, et cette association que j’ai construite à force de sacrifices.

    Et pourtant, je ne suis pas un politique haut placé, protégé par son réseau et ses privilèges. Non, je suis juste une personne ordinaire, animée par la volonté d’aider les autres, qui se retrouve aujourd’hui face à une possible banqueroute.

    Ironie du sort ?
    Mon association est en dormance depuis le premier contrôle. Ceux qui auraient pu bénéficier de son aide sont laissés pour compte, tandis que le système s’acharne à « récupérer son dû ». Comme si les quelques milliers d’euros en question étaient la cause principale des dysfonctionnements structurels que nous voyons tous les jours.

    Mais où est l’équité ? Comment justifie-t-on qu’un individu ou une petite organisation soit écrasé par le poids de règles appliquées avec une rigueur implacable, tandis que des montants faramineux disparaissent dans des méandres de bureaucratie et d’opacité sans conséquences réelles pour les responsables ?

    Je ne nie pas mes erreurs. Je ne cherche pas d’excuses. Mais je pose une question légitime : où est la proportionnalité dans le traitement ? Si les règles sont là pour protéger la société et garantir la justice, pourquoi semblent-elles si souvent se retourner contre ceux qui essaient simplement de faire le bien ?

    Un système à deux vitesses :
    D’un côté, des politiques et des institutions qui échappent presque systématiquement aux conséquences de leurs décisions, parfois désastreuses. De l’autre, des citoyens ou des petites structures écrasées sous le poids de sanctions disproportionnées pour des erreurs souvent commises de bonne foi.

    La conclusion est simple : il ne s’agit pas seulement d’argent. Il s’agit de justice, d’équité, et de la place qu’on accorde, ou qu’on refuse, à ceux qui essaient de faire une différence.

    Pour ma part, malgré tout, je continue de croire qu’aider les autres est une cause noble, même si elle est parfois accompagnée d’un prix élevé.

    Je poursuis désormais avec l’association uniquement mes activités de volontariat et de bénévolat, me consacrant à trois missions principales qui me tiennent à cœur. Malgré les défis, je continue également d’offrir une aide gratuite à un nombre limité de personnes, financée intégralement par mes propres fonds.

    C’est une démarche qui peut sembler modeste, mais elle est pour moi essentielle. Aider ceux qui en ont besoin, même avec des moyens réduits, reste une priorité, un engagement que je refuse d’abandonner malgré les obstacles administratifs et financiers.

    Pourquoi continuer ?
    Parce que je crois profondément qu’une action, même petite, peut faire une différence. Que ce soit pour soutenir une personne en situation de handicap, offrir un repas à un SDF ou simplement prêter une oreille attentive à ceux qui se sentent oubliés, ces gestes, aussi simples soient-ils, sont une réponse directe à une humanité souvent laissée de côté.

    Un combat personnel et collectif :
    Pour maintenir ces activités, j’ai dû redéfinir mes priorités. Mes ressources financières sont limitées, et chaque aide accordée nécessite une gestion minutieuse. Pourtant, je reste convaincu que la solidarité n’est pas une option, mais une nécessité.

    Il ne s’agit plus de grandes actions ou de projets ambitieux comme par le passé, mais d’un soutien local, humain, et tangible. Une sorte de résistance discrète face à un système qui, trop souvent, laisse les plus vulnérables sur le bord de la route.

    Je n’ai ni les moyens ni la reconnaissance des grandes structures, mais je crois que la dignité humaine ne se mesure pas en chiffres. Tant que je pourrai, je continuerai à m’investir pour ceux qui n’ont plus d’espoir ou de ressources.

    Car, au final, ce ne sont pas les grandes actions qui changent le monde, mais les petits gestes répétés inlassablement, avec foi et détermination.

    Rappelons-nous la réponse du minuscule colibri au grand lion.. « Je fais ma part »…

    Belle Vie à Toutes et Tous,

    Xavier

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