Non mais allo quoi ! ? Ou allo la terre !

Loin de moi l’idée de surfer sur la vague éphémère de notoriété d’une jeune dame dont l’innocence – disons cela pour rester aimable – serait à la sincérité ce que le moral d’un hibou, réveillé à midi par un pli recommandé du fisc, serait à l’enthousiasme d’un Belge en demi-finale d’une énième émission de télé-réalité.

Non, soyons honnêtes, je ne regarde pas ce genre d’émissions… Enfin, comme tout le monde, bien sûr. Moi, c’est Arte. Oui, oui, Arte… Bon, d’accord, pour Arte, c’est vrai (surtout les documentaires sur les civilisations anciennes, vous voyez le genre).

Mais où en étais-je ? Ah, non, pas la fameuse photo truquée du président français, braguette ouverte à la descente d’avion, non… Une autre fois, peut-être.

Je voulais parler de cette idée qui revient régulièrement, surtout à la radio dans les débats bien-pensants : la terre serait « en danger » à cause de l’homme ! Mais quel égocentrisme ! C’est comme croire qu’un jour la télévision encouragera vraiment ses spectateurs à développer leur esprit critique et à se remettre en question. Vous imaginez ?

Non, mes amis, malgré toutes nos conneries accumulées, la Terre, elle, n’a rien à craindre. Cette vieille dame a survécu à bien pire : des collisions cataclysmiques, des extinctions massives, des âges glaciaires qui feraient passer nos petits hivers pour une promenade au printemps. Nous, avec nos quelques millénaires d’existence, nous pesons à peine dans son histoire.

Ce qui est ironique dans tout ça, c’est que le véritable danger, ce n’est pas pour la Terre, mais pour l’homme lui-même. L’humanité, si fragile, si persuadée de son importance, court à sa perte avec la grâce d’un lézard se prenant pour un dinosaure. Combien de fois notre planète a-t-elle vu des espèces se croire éternelles, avant de disparaître comme un souffle dans le vent ?

La Terre, elle, s’en fiche pas mal. Elle nous accueille, nous tolère même, mais elle ne nous doit rien. Ce qui nous arrive – les conséquences de nos actions ou de nos inactions – ne sera que le fruit de notre propre arrogance. C.Q.F.D.

Cela me rappelle les paroles d’Alanis Morissette dans sa chanson Ironic. Vous savez, cette ironie qui pique un peu, parce qu’elle dit tout haut ce que l’on n’ose pas admettre.

Alors, que faire face à tout cela ? Prendre conscience de notre fragilité. Apprendre à vivre avec humilité. Et surtout, ne jamais perdre de vue que, malgré tout, la vie reste belle – pour peu qu’on prenne le temps de la contempler.

Allez, souriez, respirez, et vivez.

Belle Vie à Toutes et Tous, 

Xavier

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