Ils ont leurs algorithmes, nous avons notre conscience !

Ils ont leurs algorithmes, nous avons notre conscience !

Le régime de la peur

On nous gave d’informations anxiogènes comme on gave les oies pour le foie gras, jusqu’à étouffer en nous toute respiration libre. La peur est devenue un régime politique, distillée à chaque bulletin d’info, chaque notification, chaque écran lumineux. Les médias, ces modernes oracles, ne parlent plus : ils récitent, ils obéissent, ils appartiennent. Aux financiers, aux lobbies, aux politiques qui s’y accrochent comme des naufragés à une épave.

« La première des libertés, c’est de ne pas avoir peur. » — Rosa Luxemburg

L’hypocrisie des élites

Pendant ce temps, les mêmes responsables, si prompts à traquer la moindre erreur d’un cadre moyen, d’une PME ou d’une ASBL, détournent, blanchissent, s’arrangent entre eux. Ils refusent de répondre à la justice, effacent des SMS compromettants avec les firmes pharmaceutiques, baissent sans vergogne les allocations de chômage dès la première échéance, certes, il y a des abus, mais les filets sont tendus là où nagent les plus fragiles. Quant à eux, ils se votent hausses de salaire et frais de fonctionnement et viennent de voter un bon 2 000,00 € mensuel pour un logement de fonction et ce même s’il en possède déjà un payer pour nous ! Le tout dans un silence épais, complice.

La société de l’algorithme

Le peuple doit être tenu en laisse. Alors on lui réduit ses revenus, on l’endort à coups de réseaux sociaux qui le flattent et l’avilissent. Les algorithmes, ces nouveaux gardiens du temple, enfoncent dans nos esprits des demi-vérités mêlées de mensonges. Exemple concret : l’algorithme de Facebook favorise les contenus qui suscitent colère et division, car ils génèrent plus de clics. Résultat : un peuple polarisé, fragmenté, incapable d’unir ses forces. Pire il renforce nos propres croyances. À force, l’esprit critique s’érode, la soif de chercher ailleurs s’assèche. On éduque à obéir, non à penser.

Des enfants hypnotisés

Nos enfants (et pas uniquement), hypnotisés par les écrans, apprennent plus vite à « swiper » qu’à douter. Déjà Platon avertissait : nous sommes enchaînés dans une caverne, fascinés par des ombres que d’autres projettent pour nous. Et nous les prenons pour la réalité.

« L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. » — Nelson Mandela

Diviser pour mieux régner

Le troupeau doit rester obéissant. Pour cela, rien de mieux que la vieille recette : diviser pour mieux régner. On bombarde d’informations contradictoires, on sature l’espace public de slogans creux et de querelles futiles. On se souvient de cette phrase célèbre d’un patron de chaîne télé française : « Notre métier, c’est de vendre du temps de cerveau disponible à Coca-Cola. » L’aveu est brutal mais révélateur.Le véritable maître en la matière ? Edward Bernays, neveu de Freud et père des « relations publiques ». Il a vendu des cigarettes aux femmes, du bacon au petit-déjeuner, et même justifié des guerres grâce à l’opinion publique. Sa leçon : l’inconscient collectif est plus influençable qu’une assemblée rationnelle.

Exemple quotidien : l’alimentation

On vous vend des barres chocolatées, des chips, des sodas ultra-transformés. Et, pour se donner bonne conscience, on ajoute : « Ne mangez ni trop sucré, ni trop gras, ni trop salé. » Double gain pour l’industrie :

  1. Elle se donne une image « responsable ».
  2. Elle sait que l’inconscient ne comprend pas la négation. Comme en PNL : dire « ne tombe pas » à un enfant, c’est lui suggérer de tomber. Ici, le subconscient entend : « mangez du gras, du sucre, du sel. » Le comble ? Nous croyons être protégés… alors même que l’avertissement est une arme de manipulation.

Panem et circenses

À qui profite le crime ? La réponse est aussi vieille que Rome : panem et circenses. Du pain, de moins en moins. Des jeux, de plus en plus. Et des maîtres qui se repaissent de notre docilité.

Le laboratoire Covid

La crise du Covid fut un laboratoire. Nous avons obéi à l’absurde : demander à l’État la permission de sortir de chez nous. Avec le recul, cela tient du cauchemar. Le pire n’est pas d’avoir obéi, mais d’avoir cru que c’était nécessaire. Quant au vaccin, il ne s’agit pas d’en débattre ici. Mais de rappeler que la liberté véritable ne consiste pas à choisir entre deux injonctions contradictoires, mais à chercher, comparer, douter.

La véritable fracture

La fracture n’est pas entre vaccinés et non-vaccinés, riches et pauvres, droite et gauche. Elle est entre ceux qui pensent et ceux qui renoncent à penser.

« La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. » — George Orwell, 1984

Aujourd’hui, j’ajouterais : « La peur, c’est le pouvoir. »

Toutefois, il existe des pistes de réflexions, en voici quelques unes :

Développer une hygiène mentale : croiser ses sources, limiter son temps d’écran, pratiquer le doute constructif.

Réapprendre la lenteur : lire, débattre, cultiver l’esprit critique.

Éduquer nos enfants à la pensée autonome plutôt qu’à la simple consommation de contenus.

Soutenir les médias indépendants (Kairos, Politis.fr, Basta Médias, etc.) et les initiatives citoyennes.

Moralité : gardons l’esprit critique, surtout face aux slogans.

Car ils ont leurs algorithmes… mais nous avons notre conscience.


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