
À l’instar de Dioclétien et loin de toute ataraxie, je m’émerveille de tout.
Un papillon qui danse avec le vent, un coucher de soleil qui s’étire en aquarelle, les étoiles qui chuchotent des histoires millénaires… et une fleur, ah oui, les fleurs !
Contrairement à Hegel, qui voulait ses jardins bien ordonnés, taillés au cordeau comme un argument logique, moi, petit Prince de passage, j’aime les roses, toutes les roses. Pas juste ma rose. Car une seule serait une prison. Mais j’avoue, la rose reste ma préférée, capricieuse et piquante comme la vie.
La Nature est un livre ouvert dont chaque page éveille l’âme – n’en déplaise à Darwin. Elle nous enseigne bien plus que la loi du plus fort : l’empathie, l’amour, la solidarité inter-espèces. Qui oserait encore dire que seuls les humains sont capables d’altruisme quand un chien console un éléphant, quand une chèvre adopte un loup, quand un arbre protège son voisin par ses racines ? Et nous, pauvres bipèdes, incapables parfois de nous entendre entre nous…
La méditation, qu’elle soit transcendantale ou simplement une douce contemplation, est une porte vers l’infini. Saint Bernard de Clairvaux ne disait-il pas qu’il avait plus appris en écoutant les arbres qu’en feuilletant mille livres ? Et il n’était pas sur YouTube, lui.
La Nature n’est pas à mon service. Je suis au sien. Qui serais-je pour lui donner des leçons, moi, minuscule poussière dans le sablier de Gaïa ? Gaïa ne m’appartient pas. Ce n’est pas ma Terre. C’est moi qui lui appartiens, je ne suis qu’un fragment d’Elle, un soupir dans son éternité.
Même les chefs-d’œuvre des plus grands artistes ne sont qu’un pâle reflet des splendeurs de Dame Nature. Prenez un flocon de neige : minuscule, éphémère, mais parfait, défiant l’entropie avec ses fractales insensées. Quel caprice d’artiste ! D’où lui vient cette énergie qui défie le chaos ?
Et puis, il y a ce nombre d’or, cette divine proportion qui se cache dans les spirales des galaxies, dans les coquillages, dans les tournesols, dans nos propres corps… Comme si l’Univers était un mathématicien poète, griffonnant des équations d’amour dans chaque recoin du monde.
Et la suite de La suite de Fibonacci, on en parle ? C’est un peu comme une recette de cuisine où l’on mélange les ingrédients précédents pour obtenir le prochain plat… sauf qu’ici, les ingrédients sont des nombres et la recette est vieille comme le monde (ou presque) !
Que dire de la magie du chiffre 9 …
Et j’en passe… l’Univers nous réserve encore bien de belles surprises 😉
Belle Vie à Toutes et Tous,
Xavier
